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FREDERIC JOSEPH SANCHEZ (exposition)

Mardi 15 février à 19 heures à OÙ – lieux d’exposition pour l’art actuel.

58, rue Jean de Bernardy 13001 Marseille – www.ou-marseille.com

Exposition du 16 février au 12 mars 2011, du mercredi au samedi de 15h à 19h et sur rendez-vous Tel : 06 98 89 03 26.

Vernissage le mardi 15 février à 19 heures suivie à 21 h du concert de David Oppetit + Guest.

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FREDERIC JOSEPH SANCHEZ (exposition)

XIN CHAO! Chúc Mùng Nam Moi!!!

une invitation de l’artiste Benjamin Seror

«Quand deux personnes s’échangent deux oranges, elles en obtiennent en définitive que deux. Mais lorsqu’elles s’échangent deux idées, il leur en revient quatre à chacun» (proverbe vietnamien). L’exposition est dédiée à Khanh Ly, une amie de l’artiste établie à Hanoï, qui lui aura transmis cette manière de penser devenue centrale dans son travail. L’exposition se présente sous la forme d’un carnet de voyage, retraçant les séjours de Frédéric Joseph Sanchez au Vietnam, période durant laquelle il a développé un travail de peinture basé sur la géométrie abstraite. « Lors de son premier voyage au Vietnam, il transpose à échelle1, avec de grandes toiles tendues sur châssis, les panneaux de propagande politique photographiés dans la rue, poussant la ressemblance jusqu’à les percher sur de hauts piètements, à l’instar des originaux. Les photographies étant prises au moment transitoire où ces panneaux sont repeints en rouge pour accueillir de nouveaux slogans, leur réplique peinte apparaît comme un pur et simple monochrome » (H. Besacier). L’artiste n’invente donc pas des formes, il puise dans les compositions et les couleurs du paysage urbain pour peindre, tout en interrogeant l’héritage artistique des générations de l’abstraction radicale. « Et si le formalisme est un leurre, si le remettre en scène est un jeu, en aucun cas il ne s’agit d’un simulacre. C’est un moyen d’oser remettre la peinture en jeu, de la remettre à l’ouvrage » (H. Besacier).

The paintings, drawings and sculptures this artist creates are generally extractions of visual elements in urban places, the kind of elements that form our society and organize and structure our everyday live. Sanchez uses street signs, information signs, wall charts, black boards and any other indication of authority. He transforms the signs into something more modest, anonym, without having an esthetic intention. Some of his methods are adhesive tape, wipeouts and covers. Because of his interest in imitations, his canvases will often pick up the idea of illusions.

“When two people exchange two oranges, they will definitely only have two. But if they exchange two ideas, they will each get back four.” (Vietnamese saying). This exhibition is dedicated to Khanh Ly, a friend of the artist, settled in Hanoi. It was her who taught Sanchez this saying and it is this way of thinking that got into the focus of Sanchez’ work.


The exhibition presents itself like a travel book that is documenting Sanchez’ stay in Vietnam. It was the time where he developed his paintings that are based on abstract geometry. His huge stretched canvases that are disposed on tall stands, are reminiscent of the signboards for political propaganda. He also takes photograph at the moment when the canvases have been repainted red in order to bear a new slogan. The replica appears pure, simple and monochrome (H. Besacier). Therefore the artist doesn’t invent new shapes, but uses the  compositions and colors of urban places in order to question the artistic heritage of the generation of radical abstraction. “And if the formism is a lure, if its implementation is a game, in any case it is no pretence. It is a way to put the paintings into action, to reintegrate them into work.” (H. Besacier).